CPE : « On veut devenir le plan A des jeunes qui sortent du cégep »
Les éducatrices des CPE poursuivent leurs négociations avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions qui rendraient le métier plus attractif. « On est tannés d’être le plan B : on veut redevenir le plan A des filles et des garçons qui sortent du cégep », lance l’éducateur François Marceau. Passionné par son travail, il souhaite que les conditions nécessaires soient mises en place pour freiner l’hémorragie des travailleuses vers des milieux plus avantageux et inciter plus d’éducatrices à intégrer le réseau et plus d’étudiantes à choisir la profession. François Marceau est également président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE à Sept-Îles. Photo : Radio-Canada / Simon Lavictoire Mercredi matin, à l'établissement Mille merveilles, les petits de trois ans qui composent son groupe le regardent attentivement manier la marionnette d'un amusant cuisinier italien. Ils apprennent avec lui ce que sont les ananas, les aubergines et les poireaux, et le remercient à la fin du numéro : Mais la pénurie de main-d'oeuvre qui plane sur le CPE Sous le bon toit met à l'épreuve sa passion pour le métier. À l'embauche, une éducatrice gagne actuellement environ 21 $ de l'heure et environ 28 $ l'heure après l'atteinte du 10e échelon salarial. Photo : Radio-Canada / Simon Lavictoire En septembre, lorsque l'école a commencé, certaines de ses collègues ont décidé de devenir aides à la classe. En tout, sept éducatrices formées ont quitté le navire : le réseau scolaire, les industries et même la restauration offrent des salaires plus attirants, selon François Marceau. La pénurie de personnel était telle que des groupes ont failli se retrouver sans éducatrice, et l’administratrice provisoire, Jacinthe Vaillancourt, a réussi à limiter la fermeture du CPE à une seule journée. Jacinthe Vaillancourt a remarqué que des employés partent pour obtenir de meilleurs salaires. Photo : Radio-Canada / Simon Lavictoire Bien qu’elle assure que la situation est maintenant rétablie, elle admet qu’ Depuis janvier, les travailleuses des CPE affiliés à la CSN ont tenu trois journées de grève pour faire avancer les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Elles visent l'obtention de primes de disparité de 8 % pour certaines régions. Sur la Côte-Nord, les autres travailleurs des services publics de Sept-Îles et de Port-Cartier y ont déjà droit. Il continuera à se battre pour que les employés du CPE puissent continuer à aider les 
grazie mille!
Je ne suis pas un gardien, j’éduque les enfants
, explique l'éducateur, interrompu par un petit qui lui demande de goûter une pointe de pizza qu'il vient d'assembler. Je les amène à se développer sur tout : la musique, les sciences, l’art, à trouver des solutions à leurs problèmes.
C’est de les émerveiller sur des choses qu’ils ne connaissent pas
, exprime-t-il, fier que ses jeunes connaissent la Toccata en fugue de Jean-Sébastien Bach.Salaires désavantageux

Je manquais trop de personnel, il fallait intégrer les nouveaux employés et le personnel était très fatigué
, mentionne-t-elle.
il n’y a jamais rien d’acquis
, et que le recrutement est constant au CPE, qui emploie une quarantaine de personnes.Sans contrat de travail depuis avril 2023
On est les seuls de l’appareil gouvernemental sans le 8 % : ça donnerait 4300 $ de plus sur ma paie. Pourquoi on ne peut pas avoir ça? Parce qu’on est de simples éducateurs?
s'insurge François Marceau. petits humains
à bien se développer.
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